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Chariot
La crinière et le froid.

La crinière et le froid.

L'hiver et les crins du cheval : quels effets sur la crinière et la queue ?

Lorsque les températures chutent, nous pensons naturellement à protéger nos chevaux du froid. Pourtant, un élément est souvent oublié : leurs crins. La crinière et la queue sont elles aussi confrontées aux agressions hivernales et nécessitent une attention particulière pour conserver leur force, leur souplesse et leur beauté.

Le froid fragilise-t-il les crins ?

Contrairement à la peau, les crins sont constitués d'une fibre de kératine. Ils ne "gèlent" pas à proprement parler, mais le froid, associé au vent, à l'humidité, à la neige ou aux frottements des couvertures, peut progressivement altérer leur qualité.

En hiver, la fibre capillaire perd plus facilement son hydratation. Elle devient alors plus sèche, plus rêche et moins élastique. Un crin déshydraté casse plus facilement, s'emmêle davantage et perd progressivement son éclat naturel.

Les principales agressions hivernales

Plusieurs facteurs peuvent affecter la qualité de la crinière et de la queue durant la saison froide :

  • Le vent, qui dessèche la fibre.

  • Les alternances entre humidité, pluie, neige et séchage, qui fatiguent progressivement le crin.

  • Les couvertures, notamment au niveau de l'encolure, qui créent des frottements répétés responsables de nombreuses cassures.

  • La boue et les salissures, qui favorisent les nœuds et rendent le démêlage plus difficile.

  • Les périodes prolongées sans entretien, souvent plus fréquentes en hiver.

Pourquoi l'hydratation reste essentielle

Même si le cheval transpire généralement moins en hiver, ses crins continuent à perdre de l'eau sous l'effet des conditions climatiques.

Une bonne hydratation permet de :

  • préserver la souplesse de la fibre ;

  • limiter les cassures ;

  • faciliter le démêlage ;

  • conserver la brillance naturelle des crins ;

  • maintenir une crinière et une queue plus résistantes face aux agressions extérieures.

Les bons gestes durant l'hiver

L'entretien hivernal ne consiste pas à laver plus souvent, mais à protéger davantage.

Quelques habitudes simples permettent de préserver les crins :

  • démêler délicatement en commençant toujours par les pointes ;

  • éviter les brossages trop vigoureux sur des crins secs ;

  • nettoyer uniquement lorsque cela est nécessaire avec des produits adaptés ;

  • appliquer régulièrement un soin hydratant qui nourrit la fibre tout en déposant un léger film protecteur contre les agressions extérieures ;

  • vérifier les zones de frottement sous les couvertures afin de limiter la casse.

Et la pousse dans tout cela ?

On entend parfois dire que les crins poussent moins en hiver. En réalité, leur croissance dépend principalement de la génétique, de l'alimentation, de l'état de santé du cheval et de la qualité des soins apportés.

En revanche, des crins cassants donnent souvent l'impression de ne plus pousser. Ils continuent pourtant de se développer à la racine, mais leur longueur est constamment réduite par les cassures.

Préparer le printemps dès l'hiver

Les plus belles crinières observées au printemps sont rarement le fruit du hasard. Elles sont le résultat d'un entretien régulier tout au long de l'hiver.

Hydrater la fibre, limiter les frottements et prévenir les cassures permettent aux crins de conserver toute leur longueur et leur densité. Lorsque les beaux jours reviennent, la crinière et la queue sont déjà fortes, brillantes et prêtes à affronter une nouvelle saison.

Prendre soin des crins en hiver n'est donc pas un simple geste esthétique : c'est un véritable investissement dans leur santé et leur qualité sur le long terme.