La dermite estivale: un fléau....
Dermite estivale du cheval : pourquoi préparer la peau et la crinière avant la saison à risque ?
Chaque année, avec l'arrivée des beaux jours, de nombreux propriétaires redoutent le retour de la dermite estivale. Cette affection cutanée, particulièrement inconfortable pour les chevaux sensibles, provoque des démangeaisons intenses qui peuvent rapidement détériorer la qualité de la peau, de la crinière et de la queue. Pourtant, une bonne préparation en amont de la saison des insectes peut contribuer à limiter les conséquences de cette maladie et améliorer le confort du cheval.
Qu'est-ce que la dermite estivale ?
La dermite estivale récidivante équine est une réaction allergique provoquée par les piqûres de certains petits insectes piqueurs, principalement les moucherons du genre Culicoides.
Chez les chevaux sensibles, la salive de ces insectes déclenche une réaction immunitaire excessive. Cette allergie provoque des démangeaisons parfois très importantes, qui poussent le cheval à se frotter de manière répétée contre les clôtures, les arbres, les abris ou tout autre support disponible.
La maladie apparaît généralement au printemps et se poursuit tout au long de l'été, jusqu'à la diminution de l'activité des insectes à l'automne.
Les zones les plus touchées
La dermite affecte principalement :
-
La crinière.
-
La base de la queue.
-
Le garrot.
-
Le dos.
-
Les oreilles dans certains cas.
Ces zones correspondent aux endroits privilégiés par les insectes pour se nourrir.
Les conséquences sur la crinière
La crinière est souvent l'une des premières victimes de la dermite estivale.
Sous l'effet des démangeaisons, le cheval se gratte avec insistance. Les frottements répétés provoquent :
-
La casse des crins.
-
L'arrachage de touffes entières.
-
L'apparition de zones dégarnies.
-
Un épaississement de la peau.
-
Des plaies et des croûtes.
Dans les cas sévères, une grande partie de la crinière peut disparaître en quelques semaines seulement.
Pourquoi agir avant la saison des insectes ?
Lorsque les démangeaisons sont déjà installées, il devient souvent plus difficile de limiter les dégâts. Une préparation précoce permet de renforcer la peau et la qualité des crins avant l'apparition des premières piqûres.
L'objectif est de maintenir une barrière cutanée saine afin de mieux résister aux agressions extérieures.
Renforcer la santé de la peau
Une peau en bonne santé constitue la première ligne de défense contre les irritations.
Avant le printemps, il est recommandé de :
-
Vérifier l'équilibre alimentaire du cheval.
-
Assurer un apport suffisant en acides gras essentiels.
-
Veiller à une bonne hydratation.
-
Maintenir une complémentation adaptée en vitamines et oligo-éléments lorsque cela est nécessaire.
Une peau nourrie et équilibrée récupère généralement plus facilement face aux agressions.
Préserver la qualité de la crinière
La préparation de la crinière commence également plusieurs semaines avant la période à risque.
Quelques bonnes pratiques peuvent être mises en place :
Éliminer les nœuds et les zones fragilisées
Une crinière bien entretenue résiste mieux aux frottements. Un démêlage régulier limite la casse et permet de repérer rapidement les éventuelles irritations.
Hydrater les crins
L'utilisation de soins adaptés peut aider à conserver la souplesse des poils et réduire leur fragilité.
Surveiller la peau sous la crinière
Les premières lésions apparaissent souvent discrètement. Une inspection régulière permet d'intervenir rapidement en cas d'irritation.
Réduire l'exposition aux insectes
La prévention reste l'arme la plus efficace contre la dermite estivale.
Avant même l'apparition des symptômes, il est conseillé :
-
D'utiliser des couvertures anti-dermite adaptées.
-
De limiter les sorties aux heures où les moucherons sont les plus actifs.
-
D'installer des abris ou des zones ventilées.
-
D'éliminer autant que possible les zones humides favorisant la prolifération des insectes.
Plus la protection est mise en place tôt, plus elle est efficace.
L'importance d'une surveillance régulière
Les chevaux sujets à la dermite présentent souvent des récidives chaque année. Une surveillance attentive dès les premières hausses de température permet de détecter rapidement :
-
Les débuts de démangeaisons.
-
Les zones de frottement.
-
Les pertes anormales de crins.
-
Les rougeurs ou irritations cutanées.
Une intervention précoce limite généralement l'aggravation des lésions.
Prévenir plutôt que réparer
Une fois la crinière fortement endommagée, plusieurs mois sont souvent nécessaires pour retrouver sa longueur et sa densité d'origine. C'est pourquoi la prévention demeure la stratégie la plus efficace.
En préparant la peau et la crinière avant le début de la saison des insectes, les propriétaires offrent à leur cheval de meilleures chances de traverser la période estivale dans de bonnes conditions.
Conclusion
La dermite estivale est bien plus qu'un simple problème esthétique. Cette affection peut considérablement altérer le confort du cheval et provoquer des dommages importants à la peau et à la crinière. Une préparation précoce, associant soins de la peau, entretien de la crinière, alimentation équilibrée et protection contre les insectes, permet de limiter les effets de la maladie et d'améliorer le bien-être des chevaux sensibles tout au long de la saison estivale.