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les parasites chez le cheval

les parasites chez le cheval

Parasites chez le cheval : quelles conséquences sur la crinière et la queue ?

La qualité de la crinière et de la queue est souvent considérée comme un excellent indicateur de la santé générale d'un cheval. Lorsque les crins deviennent cassants, clairsemés ou que des zones dégarnies apparaissent, les propriétaires pensent généralement à l'alimentation, au stress ou aux conditions de vie. Pourtant, les parasites, qu'ils soient externes ou internes, peuvent également avoir un impact important sur l'état de la peau, de la crinière et de la queue.

Identifier rapidement une infestation parasitaire permet non seulement de préserver l'apparence du cheval, mais surtout de protéger sa santé et son bien-être.

Les parasites externes : une cause fréquente de démangeaisons

Les parasites externes vivent à la surface de la peau ou dans le pelage du cheval. Leur présence provoque souvent des irritations importantes qui conduisent l'animal à se gratter ou à se frotter de manière excessive.

Les poux

Les poux sont particulièrement fréquents pendant les mois froids. Ils se nourrissent soit de débris cutanés, soit de sang selon les espèces.

Leur présence provoque :

  • De fortes démangeaisons.

  • Une irritation de la peau.

  • Une perte localisée de poils.

  • Une dégradation progressive de la crinière et de la queue.

Les chevaux infestés passent souvent beaucoup de temps à se frotter contre les clôtures ou les murs, ce qui accélère la casse et l'arrachage des crins.

Les acariens

Certains acariens peuvent provoquer des affections cutanées responsables d'importantes démangeaisons.

Le cheval se gratte alors fréquemment, entraînant :

  • Des zones dégarnies.

  • Des croûtes.

  • Une inflammation de la peau.

  • Une détérioration de la qualité des crins.

Les insectes piqueurs

Les mouches, moucherons et autres insectes peuvent également déclencher des réactions cutanées importantes, notamment chez les chevaux sensibles.

Les démangeaisons répétées conduisent souvent à une usure prématurée de la crinière et de la queue.

Les parasites internes : un impact plus discret mais réel

Contrairement aux parasites externes, les parasites digestifs n'agissent pas directement sur la peau ou les crins. Leur influence est toutefois bien réelle.

Une concurrence nutritionnelle

Les vers intestinaux utilisent une partie des nutriments ingérés par le cheval pour leur propre développement.

Lorsque l'infestation devient importante, l'organisme peut manquer de certains éléments essentiels à la production de kératine, la protéine qui constitue les crins.

Le résultat peut être :

  • Une crinière moins dense.

  • Des crins plus cassants.

  • Une croissance ralentie.

  • Une perte de brillance.

Une altération de l'état général

Les infestations parasitaires importantes peuvent provoquer :

  • Une perte d'état corporel.

  • Une baisse d'énergie.

  • Une diminution de l'assimilation des nutriments.

  • Une fragilisation du système immunitaire.

Ces déséquilibres se répercutent souvent sur l'apparence générale du cheval, y compris sur sa crinière et sa queue.

La queue : une zone particulièrement révélatrice

La queue constitue souvent un excellent indicateur de problèmes parasitaires.

Lorsqu'un cheval se gratte fréquemment la base de la queue, plusieurs causes peuvent être envisagées :

  • Présence de parasites externes.

  • Réactions allergiques.

  • Dermite estivale.

  • Irritations cutanées diverses.

Une queue qui perd rapidement de sa densité ou présente des zones cassées mérite toujours une attention particulière.

Les signes qui doivent alerter

Certains symptômes peuvent orienter vers une origine parasitaire :

  • Grattage fréquent.

  • Frottements répétés contre les installations.

  • Crinière ou queue clairsemée.

  • Croûtes ou lésions cutanées.

  • Pelage terne.

  • Perte d'état corporel.

  • Présence visible de parasites ou d'œufs.

Une observation régulière permet souvent d'intervenir avant que les dégâts ne deviennent importants.

Prévenir pour préserver la qualité des crins

La prévention reste la meilleure stratégie pour protéger la peau et les crins du cheval.

Mettre en place un suivi parasitaire adapté

Le programme de vermifugation doit être établi en fonction des risques individuels et des résultats d'analyses lorsque cela est possible.

Surveiller l'état de la peau

L'inspection régulière de la crinière, de la queue et des zones sensibles permet de détecter rapidement toute anomalie.

Maintenir une bonne hygiène de l'environnement

Le nettoyage des boxes, des abris et du matériel limite le développement de certains parasites.

Renforcer l'état général du cheval

Une alimentation équilibrée, une bonne hydratation et des soins adaptés contribuent à maintenir une peau saine et des crins résistants.

La crinière et la queue, véritables indicateurs de santé

Bien souvent, les premiers signes d'un problème parasitaire apparaissent au niveau de la peau et des crins. Une crinière qui s'appauvrit, une queue qui se casse ou des démangeaisons inhabituelles doivent toujours être prises au sérieux.

Ces modifications sont parfois le reflet d'un déséquilibre plus profond qui mérite une évaluation complète de l'état de santé du cheval.

Conclusion

Les parasites, qu'ils soient externes ou internes, peuvent avoir des conséquences importantes sur la qualité de la crinière et de la queue. Démangeaisons, frottements, carences nutritionnelles ou altération de l'état général contribuent à fragiliser les crins et à dégrader leur apparence. Une surveillance régulière, associée à une gestion rigoureuse des parasites, permet de préserver non seulement la beauté de la crinière et de la queue, mais surtout le confort et la santé du cheval.